Panafrikan--Mars-Mai 2018
Le 21 mars 2018, le sommet extraordinaire de l’Union Africaine tenu à Kigali, s’est achevé par la signature des accords relatifs à la zone de libre-échange continentale. Processus, peut-on lire ici et là, qui aurait commencé depuis deux ans sous la direction du président nigérien, Mahamadou Issoufou.
Prévue pour rentrer en application en 2019, d’après le président Mahamadou Issoufou, la ZLEC couvre essentiellement les domaines du commerce de marchandises, du commerce des services et du règlement des différends.
Premier couac, la première économie du continent, le Nigéria, n’a pas signé cet accord, et son président, Muhammadu Buhari, était même absent lors de sa signature le 21 mars 2018 à Kigali. Les raisons avancées sur les réticences du président nigérian seraient les obstacles du secteur économique de son pays sur cet accord. Ce qui est paradoxal d’autant que ce sont les plus grandes économies du continent qui en seraient les grandes bénéficiaires en ayant accès quasiment à l’ensemble du marché intérieur africain.
En réalité, le jeu auquel joue l’Union Africaine est tout sauf plaisant, car il s’agit avant tout, du destin des peuples. Comment prendre au sérieux, les dirigeants africains quand ils affirment eux-mêmes que les travaux ont commencé depuis deux ans alors que chaque jour qui passe, chaque dirigeant africain signe des accords commerciaux et préférentiels sur des décennies avec des « partenaires » occidentaux ou asiatiques dans les mêmes domaines qu’ils ont chargés un des leurs à travailler depuis 2 ans ?
Parmi ces pays, tels le Zimbabwe, l'Afrique du Sud, l'Angola, ... de nouvelles perspectives se dessinent-elles pour le dessein des Peuples ? Ou est-ce encore le choix d'étancher une soif de pouvoir en soufflant le chaud puis le froid tout en s'arborant de postures panafricanistes comme pour plaire ?. C'est dans l'air du temps ! C'est en exergue le cas de Patrice Talon au Bénin, pays dans lequel la Ligue Panafricaine-UMOJA a implanté désormais son siège national. C'est vous confirmer que nos objectifs s'inscrivent très clairement là ou cela se passe. Félicitations aux militants qui se trouvent sur le terrain.
Panafrikan Timu